14h - Inceste
Plaisir honteux de Michelle Desaulniers (Canada) continue la parole vitale sur le thème de l'inceste, qui, au cours des ans, s'enrichit d'une réflexion profonde et fondamentalement optimiste.
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM
LESBIEN ET FÉMINISTE DE PARIS
Quand les lesbiennes se font du cinéma
Plaisir honteux de Michelle Desaulniers (Canada) continue la parole vitale sur le thème de l'inceste, qui, au cours des ans, s'enrichit d'une réflexion profonde et fondamentalement optimiste.
Le film Riposte nous montre la mobilisation très structurée, des féministes et des lesbiennes, qui a suivi l'assassinat de 14 femmes à la faculté de Montréal en 1989, du seul fait qu'elles étaient femmes.
En France, la question mérite d'être posée : l'apathie politique des françaises transcenderait-elle de façon inquiétante la population des homosexuel-le-s et surtout celle des lesbiennes ? En effet, si on prend pour exemple le viol d'une lesbienne l'an dernier à Montreuil, à part quelques associations qui se sont émues de ce crime, personne ne s'est mobilisé.
Une discussion suivra la projection de Barbie Nation et des films qui l'accompagnent dans une séance consacrée essentiellement au corps et à ces images modèles auxquelles les femmes s'efforcent soit de ressembler soit au contraire de résister.
Quelle place y'a-t-il pour les lesbiennes psychiatrisées / survivantes / (ex)usagères de la psychiatrie dans nos mouvements ?
Les lesbiennes qui ont vécu l'hôpital psychiatrique sont-elles visibles ? Comment réagissons-nous face à la folie lesbienne ? Quelle place les comportements non-conformes, bizarres, extrêmes ont-ils dans nos communautés ? Peut-on (le mouvement lesbien) avoir des alliances avec les mouvements des (ex)usagers/ères et survivant-e-s de la psychiatrie ?
Alors que les lesbiennes se battent pour obtenir le droit d'avoir et d'élever des enfants au sein d'une famille homosexuelle, d'autres revendiquent la résistance à la maternité comme acte politique.
Être mère : est-ce vraiment un choix ou seulement le résultat des pressions sociales et familiales exercées par une société pour laquelle maintenir la femme dans son état de mère reste la meilleure manière de la contrôler ?
Au contraire, en choisissant une alternative à la famille traditionnelle, ne permettons-nous pas d'autres modes de fonctionnement que le patriarcat ?
Confrontons nos points de vue pour enrichir le débat à travers cet atelier.
Plusieurs films qui mettent en scène des lesbiennes noires, juives, maghrébines et de différentes minorités eacute;tant au programme du festival cette année, nous profiterons de la présence de plusieurs réalisatrices pour évoquer leur représentation dans le cinéma et plus largement leur place dans la communauté lesbienne.
Alcoolique, narcotique, tabagique ou affective... quand le plaisir n'est plus que dépendance, la victime devient son propre bourreau... En parler, c'est déjà s'en sortir.
Les filles de Zapata sera suivi d'une rencontre avec Jules Falquet, l'une des militantes interviewées dans le film au sujet du combat mené par les femmes au sein du mouvement zapatiste. Un double combat : pour la dignité de leur peuple et pour leur propre dignité bafouée jusqu'alors par les hommes de leur communauté.
Jules Falquet témoignera aussi du combat mené par les lesbiennes au Mexique pour être reconnues. Le débat pourra s'élargir aux obstacles que peuvent rencontrer les lesbiennes au sein de mouvements féministes.