14h à 15h - Histoire lesbienne affichée
Au mois de juin 2002, la Barbare (espace lesbien et féministe) a accueilli une exposition retraçant 30 ans de luttes lesbiennes au travers d'affiches, tracts et banderoles réalisés depuis les années 1970 par différents groupes lesbiens.
Cette exposition est aujourd'hui présentée au festival.
Des documentaires ayant pour thèmes des actions réalisées par des lesbiennes seront également projetés durant cette semaine.
15h à 17h - Travail du sexe, lesbianisme, féminisme
Coïncidence avec une actualité brûlante, le festival projette cette année un film qui traite de l'auto-organisation des travailleuses du sexe. Faisant appel à l'expérience d'intervenantes au contact de cette nouvelle forme de revendication, (Cabiria, Act Up), ce débat sera l'occasion de s'intéresser à la réalité de la prise de parole par les travailleuses du sexe en France. Loin des habituelles divergences idéologiques autour de la prostitution, ce sera le moment de chercher à comprendre en quoi l'irruption de cette prise de parole peut être liée aux revendications féministes et lesbiennes.
17h à 19h - Quelle place pour les associations lesbiennes en France ?
En juillet 2002, l'association Cineffable, l'une des plus grandes associations lesbiennes française, apprenait que la Mairie de Paris, dirigée par Bartrand Delanöe, lui refusait une subvention alors qu'elle en accordait une conséquente au Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris. La Mairie de Paris vient également de voter un projet de centre de documentation et d'archives gay qui ne tient compte ni des lesbiennes, ni de leurs spécificités, et ce malgré des demandes répétées auprès des concepteurs du projet et des responsables de la Mairie. De ces différentes refus est née une mobilisation de l'équipe du festival, la naissance d'un groupe comme Archilesb et différentes initiatives que soutiennent toutes celles et tous ceux qui partagent notre colère devant ces constantes mises à l'écart.
Nous vous proposons de faire un point sur les relations qu'entretiennent les associations lesbiennes et les institutions françaises (mairies, ministères, conseils régionaux, etc.). Comment devraient-elles évoluer ? Quelles stratégies politiques adopter ? Que faire pour que le travail des associations lesbiennes soit reconnu à sa juste valeur et pour que la culture lesbienne ait enfin la visibilité qu'elle mérite ?
La discussion aura lieu en présence de Marie-Jo Bonnet, Marie-Hélène Bourcier (Archilesb), l'association grenobloise Les Voies d'Elles, et la Coordination lesbienne nationale.